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Début de l'histoire de mon enfance: 01 La maison familiale 

 (Articles numérotés de 01 à 32 )

Début de l'histoire de l'enfance de DGF:  101: Une nouvelle histoire 

(Articles numérotés de 101 à116)

Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 01:12

09 Montpazier (01)

 

Nous restons dans mon département de naissance pour visiter cette magnifique bastide parmi les «plus beaux villages de France» gréable à souhaits, comme je les aime.

 

    Cité fortifiée du XIIIe siècle fondée par Edouard 1er d'Angleterre a vu une trentaine de ses constructions classées monuments historiques. Elle apparaît comme la plus pure des bastides. Ses trois portes s'ouvrent sur des rues bordées de maisons ocres et blanches où tout est harmonie, jusqu'aux dimensions des façades, les mêmes pour ces ravissantes habitations.

   Sous la halle, on voit encore les mesures à grain du XVe siècle. Avec ses galeries à arcades gothiques, ses cafés et ses avenantes boutiques, la place des Cornières, coeur et chef d'oeuvre de Monpazier, est l'endroit idéal pour goûter un après midi ensoleillé...09 Montpazier (02)09 Montpazier (03)09 Montpazier (04)09 Montpazier (05)09 Montpazier (06)09 Montpazier (07)09 Montpazier (08)09 Montpazier (09)09 Montpazier (10)09 Montpazier (11)09 Montpazier (2) 09 Montpazier (3)

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Par Petite Jeanne - Publié dans : Plus beaux villages de France - Communauté : De villages en villages
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 06:01

0 J 9 (1)A mes petits enfants (et leur maman)...

C'est l'histoire d'un escargot des jardins qu'on appelait aussi "Demoiselle" à cause de la couleur de sa coquille, des lignes noires, jaunes et beiges en spirales.   0 J 9 (16)

Un jour Demoiselle se fit kidnapper, oui, je dis bien kidnapper par un jeune garçon qui le mit dans un bocal avec une feuille de salade. Il resta un bon moment à observer le pauvre colimaçon qui cherchait désespérément la sortie, puis oublia le bocal dans un coin du jardin.

Demoiselle fit et refit le tour à maintes reprises sans trouver l'issue, il comprit qu'il était prisonnier dans cette bulle. Il était triste et avait envie de pleurer.  

        Submergé de désespoir, il n'entendit même pas qu'on lui parlait, mais finalement il aperçut Petit-Gris qui lui faisait des signes derrière le verre.

0 J 9 (2)- Que fais-tu là Demoiselle?.

- Mais tu le vois bien, je suis prisonnier, je vais mourir ici!.

- Il n'y a donc pas moyen de sortir de là?.

- Il faudrait soulever le couvercle mais je n'ai pas la force.

- Bon, soit patient, je vais voir si je trouve du monde pour nous0 J 9 (3) aider...

Il partit aussi vite qu'il le put, il avait bien une idée en tête, mais c'était bien loin, il était tout petit et n’avançait pas vite.

    Son idée était d'aller jusqu'à la plante à escargots où un important congrès devait s'y produire. Certainement que les participants n'hésiteraient pas à reporter leurs réunions pour aller sauver Demoiselle.

Au détour d'un chemin, il aperçut Monsieur Bourgogne et lui expliqua la chose:

- Mr Bourgogne, vous qui avancez bien plus vite que moi, vous voulez bien aller avertir tout le monde au congrès?.

    0 J 9 (4)- Hélas non, je suis vraiment désolé Petit-gris, je dois aller vite pondre mes œufs, je ne peux pas reporter...

    Tristement, il repris son chemin sans perdre une minute.  

Le lendemain, par malheur, un soleil écrasant vint se fixer dans le ciel buvant toute l'eau ici bas. Petit-gris avait très chaud et il devint impossible d'avancer, il du se cacher dans un trou pour son estivation (hibernation d'été) dans sa coquille.

Demoiselle dans son bocal avait encore plus chaud, il avait déjà bouché l'entrée de sa demeure et s'était endormi.

Heureusement la pluie revient toujours et tous les escargots du monde se réveillent!.   0 J 9 (2)

Petit-gris, revigoré par cette bonne douche, se remit en route, il avait la responsabilité de sauver une vie...  

0 J 9 (5)

    Enfin arrivé à destination, il eut bien du mal à se faire entendre tant il y avait du tumulte mais il eut la chance de rencontrer Gros-Gris, chef du protocole, en train de prendre son petit déjeuner.

 

    Après maintes explications, Gros-Gris prit la parole au micro et eut tôt fait de convaincre une bonne centaines d'escargots qui partirent tous en rangs, et c'est ainsi que Demoiselle fut sauvé.

L'union fait la force!...

 

 

Par Petite Jeanne - Publié dans : Pour enfant - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 06:25

 0003 Biron (1)   Nous voilà arrivés à Biron, dans le Périgord pourpre, et toujours la vallée de la Lède, nous visiterons village, château et environs...

    La commune de Biron qui compte moins de 200 habitants est située sur le canton de Monpazier.

    Elle est connue par son château du XIIe et XVIIIe siècles, classé Monument Historique.

   Siège de l’une des quatre baronnies du Périgord, le château occupe une position stratégique à la lisière du Périgord et de l’Agenais. Son histoire est liée à la grandeur d’une famille, les Gontaut-Biron, qui tint le fief durant huit cents ans!.

      Au château chaque siècle, entre le XIIe et le XVIIIe, a laissé son empreinte, évoquant les vicissitudes de cet édifice monumental: donjon du XIIe, chapelle à double étage, appartements Renaissance, impressionnantes cuisines voûtées, salle des Etats…

   De cette incroyable juxtaposition de bâtiments résulte un ensemble architectural exceptionnel, d’un attrait tout particulier.

    Biron c’est aussi le lieu de tournages de films (La Fille de d'Artagnan). Les décors présentés dans les salles nous transportent à travers le temps.0003 Biron (12)0003 Biron (10)0003 Biron (13)0003 Biron (14)0003 Biron (15)0003 Biron (16)0003 Biron (17)0003 Biron (18)0003 Biron (19)0003 Biron (2)0003 Biron (3)0003 Biron (4)

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Par Petite Jeanne - Publié dans : Mes voyages - Communauté : Douceurs et beautés du Sud-Ouest...
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 06:24

0004 Monflanquin (1)   

   A seulement 20 km de chez mon frère, je ne m'étais jamais donné la peine de visiter cette belle bastide perchée sur sa montagne, elle a été fondée au XIIIe siècle par Alphonse de Poitiers.

 

   Monflanquin, plus beaux village de France, recèle de nombreux souvenirs de son passé comme le portail décoré de l'église, la maison du prince Noir, un réseau de ruelles dites carrérots et une belle place entourée de maisons à arcades (place d'ailleurs qui a perdu sa halle démolie en 1830). Du "Cap del Pech" on peut admirer la vallée de la Lède.

 

   Après avoir diner sur la place, nous avons dormi sur la petite aire de service destinée aux campingcaristes.

 

   Prochaine étape toute proche: le château de Biron.

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 06:25

Dans la série «l'art de la rue», je vous propose aujourd'hui ces ronds points tous plus originaux les uns que les autres.

Je trouve assez désagréables ces intersections, il faut dire que je suis d'une générations qui a passé son permis du temps ou ils n'existaient pas encore...

Mais on a parfois une heureuse surprise qui mérite de se garer pour prendre un cliché. Je vous propose cette petite sélection...

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 05:57

0005 Fourcès (01)   Nous ne quitterons pas le Gers sans une petite visite à ce petit coin de paradis.

Construit autour d’un château remplacé aujourd’hui par une place ombragée de platanes, Fourcès est une originale bastide ronde dont les maisons créent un décor théâtral de colombages et d’arcades. Outre quelques délices gastronomiques incontournables en cette terre gasconne, le village attire également par quelques manifestations phares telles que son Marché aux Fleurs en avril.

 

Fourcès le pittoresque comme en atteste son appartenance à l'association des plus beaux villages de France, situé dans la vallée de l'Auzoue, le village fut d'abord bâti autour d'un château au donjon de bois. Parfaite bastide ronde, elle fut constituée autour des quelque vingt maisons rescapées de la démolition de 1488. La porte ouest est intacte dans l'ancienne tour appelée tour de l'horloge. Le château actuel aurait été construit sous le règne de Louis XII et de François 1er sur l'emplacement de l'ancienne place forte. Hors enceinte en passant le vieux pont, il faut voir l'église qui a conservé son clocher d'origine.0005 Fourcès (10)0005 Fourcès (11)0005 Fourcès (12)0005 Fourcès (13)0005 Fourcès (14)0005 Fourcès (2)0005 Fourcès (4) 0005 Fourcès (5)0005 Fourcès (6)0005 Fourcès (7)  0005 Fourcès (8)0005 Fourcès (9)

 

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 05:08

 0006 Séviac (1)   La Villa gallo-romaine de Séviac découverte au 19ème siècle, il aura fallu de longues années de fouilles, parfois épisodiques, pour qu'enfin elle renaisse et livre au public ses richesses et sa beauté. Située sur la commune de Montréal-du-Gers, elle fait partie des plus beaux sites archéologiques et touristiques du Gers. Il est possible de la visiter de mars à novembre. Les excursions dans les alentours ne manquent pas. En effet, la région est très riche en monuments et curiosités de toutes sortes si bien que les ballades, les étapes culturelles et gastronomiques se complètent à merveille.

Commencées au XIXème siècle, les fouilles ont repris depuis 1966 ans sous l'impulsion de Paulette Aragon-Launet (décédée en 1992), qui a consacré l'essentiel de son existence à ce site.

Pavée de splendides mosaïques, ses thermes de dimensions exceptionnelles, permettent de comprendre ce qu'était la vie de ces vastes et luxueuses villas rurales de l'époque gallo-romaine. Les vestiges de l'époque mérovingienne évoquent ce que furent les siècles suivants, début de l'ère chrétienne. 0006 Séviac (14)0006 Séviac (10)0006 Séviac (11)0006 Séviac (12)0006 Séviac (13)0006 Séviac (15)0006 Séviac (16)0006 Séviac (17)0006 Séviac (2)0006 Séviac (3)0006 Séviac (4)0006 Séviac (5)0006 Séviac (6)0006 Séviac (7)0006 Séviac (8)0006 Séviac (9)

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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 05:52

         0007 Montréal (1)   Nous parcourons seulement 11kms pour arriver à Montréal-du-Gers (ou Montrejau de Gers en gascon), une commune française du département du Gers en région Midi-Pyrénées.

Une ancienne bastide créée au XIIIe siècle sur l'emplacement d'un ancien camp fortifié romain. Il reste d'ailleurs de beaux vestiges visibles sur la colline voisine de Séviac (fera l'objet de l'article de lundi prochain).

Les terrasses de bar et de restaurant animent les belles arcades de la grande place, au coeur du village. Sur cette même place, l'église fortifiée du XIIIe siècle est également à voir. Ensuite, il faut se promener dans les petites rues pour admirer de belles maisons.  

 

Labellisé "Plus beaux villages de France", une destination incontournable pour qui souhaite découvrir les charmes de l'Armagnac (je parle ici de l'ancienne province au cœur de la Gascogne et nom du liquide qui est bien plus connu).

En bas du village coule l'Auzoue, une rivière paisible qui prend naissance un peu plus loin dans le Gers avant de se jeter dans la Gélise. Ses eaux sont réputées très poissonneuses...

Nous sommes tentés par la visite du musée qui n'est qu'à quelques tours de roues...0007 Montréal (11)0007 Montréal (9)0007 Montréal (10)0007 Montréal (13)0007 Montréal (2)0007 Montréal (7)0007 Montréal (8)0007 Montréal (12)0007 Montréal (6) 0007 Montréal (4)0007 Montréal (5)0007 Montréal (3)

 

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 07:55

 0008 Lerressingle (1)   Après toutes ces écritures, nous allons revenir à nos voyages et visites de villages avec une belle série de «Plus beaux villages de France».

Nous commencerons par le Gers, département Gascon traversé par la rivière du même nom qui se jette dans la Garonne.

 

Préservé par les guerres et magnifiquement restauré, Larressingle est un bel exemple de village fortifié du XIIIe siècle (le plus petit de France).

 

L'émotion transmise par ces vieilles pierres blanches est intense, et c'est un régal de se promener dans l'enceinte intérieure à la découverte des remparts, de la vieille citadelle ou encore de l'église Saint Sigismond.

 

L'aménagement masque soigneusement les signes modernes les plus ostentatoires (voitures interdites, fils électriques camouflés,...). Le seul regret serait que la visite est trop vite terminée!.

Deux musées complètent cette immersion au Moyen-Âge: un présente la vie quotidienne à cette époque tandis que le second, reproduit grandeur nature différentes machines de siège. 0008 Lerressingle (10)0008 Lerressingle (11)0008 Lerressingle (12)0008 Lerressingle (13)0008 Lerressingle (2)0008 Lerressingle (3)0008 Lerressingle (4)0008 Lerressingle (5)0008 Lerressingle (6)0008 Lerressingle (7)0008 Lerressingle (9)

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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 05:52

Par un beau matin d'automne, je prends le TGV à Montparnasse direction Agen.

 

Je choisi toujours une place coté couloir pour pouvoir étirer mes jambes (les trains sont tellement petits). A ma droite, un tout jeune homme, j'apprends plus tard qu'il n'a que 16 ans et demi. Au dessus de l'espace bagage, il a laissé son sac à dos. Vétu d'un pantalon à mi-fesse qui fait accordéon sur les baskets, il s'agite, cherche, s'assoit, se relève et cherche encore.

 

   Pongée dans mon soduku, je n'y prête guère attention puis un livre me tombe dessus, je le Gustave Flaubert saisi pour le rendre à son propriétaire et, stupéfaite, je lis: Gustave Flaubert!. Puis un deuxième: Émile Zola et enfin un troisième atterri plus en douceur: Marguerite Yourcenar.

 

Je les tends à mon voisin qui a fini par s'asseoir pendant qu'il se confond en excuses. Je le regarde un instant sans répondre puis je lui dis:

« - Vous savez, j'ai travaillé 25 ans dans des gares de banlieue parisiènne, j'en ai vu des jeunes gens!: de toutes tailles, de tous les âges, de toutes ethnie, J'ai assisté impuissante à leurs méfaits, j'ai même été braquée, ils étaient armés de bombes de peinture à tags, de barres de fer, de pétards au sens propre comme au figuré, mais je n'ai jamais vu Flaubert tomber de leurs poches!. Ne vous excusez pas, c'est moi qui vais m'excuser profiter de votre présence pour me remonter le moral, et grâce à vous, je me mets à penser que le monde n'est peut être pas complètement foutu! ».

 

J'ai longtemps bavardé avec ce jeune homme qui croit en l'avenir avec pleins projets, de courage et d'ambition. C'est réconfortant de savoir qu'il y a une relève pour refaire le monde, nous en avons tellement besoin.

Par Petite Jeanne - Publié dans : Textes divers - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 05:25

 A Lapin (3)Je n'ai jamais écris d'histoire pour enfant, aujourd'hui je vous livre la première que je dédie en particulier à mes petits enfants...


  Il était une fois une maman lapin qui était bien vieille, elle sentait des douleurs dans ses pattes et son ouïe n'était plus ce qu'elle était.

Elle se sentait un peu désœuvrée en ce petit matin de février, elle était lasse, l'hiver avait été très rude mais grâce à sa grande expérience, elle avait survécu en rongeant les écorces des meilleurs arbres.   A Lapin (1)

  Un rayon de soleil vient lui réchauffer le dos tandis qu'elle songeait avec nostalgie à tous les lapereaux qu'elle avait mis au monde pendant sa courte vie de lapin. La plupart étaient gris avec parfois un peu de roux puis elle se mit à sourire en repensant à ceux qui avaient quelques taches blanches.  Elle s'était donné beaucoup de mal pour leur apprendre les meilleures herbes, mais aussi celles dangereuses qui donnent la maladie, à creuser des terriers pour être au chaud en hiver mais surtout reconnaître les gros oiseaux qui profitent de la moindre inattention pour nous A Lapin (1)serrer dans leurs griffes et nous emmener dans les airs...  

 

  Tout d'un coup, elle sentit son ventre se tordre. Qu'ai-je mangé, se demande-t-elle?. Je connais toutes les bonnes plantes de la prairie...   Soudain elle comprit qu'elle attendait encore des bébés. Comment vais-je faire se dit-elle, à mon âge, avec toutes mes douleurs mais elle n’eut pas le temps de se soucier davantage, il était grand temps de préparer un bon lit dans son terrier préféré.  A Lapin (2)

Début mars, ce fut le moment de faire la première sortie. Un seul lapereau était né, et là, sous le soleil naissant, maman lapin éblouie se passait la patte sur les yeux: qu'il était beau ce petit, le plus magnifique de tous: il  était tout blanc, sans la moindre tache.

    A Lapin (2)Fière de son rejeton, elle s'empressa de lui apprendre tout ce qu'il devait savoir. Mais un jour, en traversant la route, la vieille mère si fit écraser...


  Petit Lapin resta longtemps là, sur le bord de la route, se cachant derrière la touffe de pissenlit, il était bien triste. Sans frères ni et sœurs pour jouer, il ne savait que faire. Il erra dans la prairie comme une âme en peine, mâchonnant machinalement quelques herbes de droite et de gauche.

    Il grandit, et devint un très beau lapin blanc... A Lapin (3)

L'été était arrivé avec une profusion de fleurs, de parfums... Un jour, faisant sa sieste à l'ombre d'un grand pied de luzerne en fleur, un bruit le tira de sa rêverie. Il se glissa entre les plantes pour voir qui osait  troubler son sommeil: Il resta saisi d’étoA Lapin (4)nnement puis de joie et enfin d'un sentiment qu'il ne connaissait pas mais qui lui faisait battre son coeur plus de plus en plus fort.

 Une jeune et jolie petite lapine se toilettait en se mirant dans une flaque l'eau: elle était toute noire!.


     Petit Lapin oublia son enfance solitaire et sut qu'un grand bonheur l'attendait.

C'est pourquoi, un peu partout, il y a des lapins noirs, gris, roux, blancs, noirs et blancs, blancs et roux, gris et roux, etc.......

L'amour n'a pas de couleurs, il est comme le vent, on ne le voit pas mais on le sent...

Par Petite Jeanne - Publié dans : Pour enfant - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 09:00

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 Dans la série « Flore », je vous proposes des fleurs ou fruits que l'on peut voir un peu partout autour de nous, j'essaie de vous montrer les différentes étapes de leur développement ce qui implique de faire des photos tout au long de l'année ce qui n'est pas évident car on n'y pense pas toujours.

 Ma photothèque numérique commence à être bien garnie aussi, je vous proposes celles-ci, vous allez les reconnaitre.... 

Je viens de recevoir ce commentaire, merci Faaxaal:
Pour info la dernière photo n'est pas un chardon, c'est une cardère (Dipsacus fullonum. Aucun rapport entre les deux, elles ne sont même pas de la même famille... :)

Plusieurs personnes pensent que sur l'étang il pourrait s'agir de renoncules aquatique.

 

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Par Petite Jeanne - Publié dans : La Flore - Communauté : Libre comme l'animal observé
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 06:46

C'était ma façon à moi de rendre hommage à tous les travailleurs manuels en général et les travailleurs de la terre en particulier...

Ce chapitre sera clos avec le dernier poème que j'ai reçu de Pierrou:

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BONHOMME.

Bonhomme, toi qui prends la route

Jette un dernier regard à ta maison,

Retourne-toi mais ne laisse pas le doute

Envahir ton esprit sans raison.

Va sur le chemin que tu as choisi

D'un coeur et d'un pas légers;

Chante, danse, aime la vie,

Profite de tes jeunes années.

Marche, roule, avance en un mot

Vers le but que tu t'es fixé,

Mais observe, écoute et ne sois pas sot,

Car les loups sont aux aguets.

Tu rencontreras souvent l'hypocrisie

Accompagnée de sa soeur la lâcheté;

Garde-toi d'elles mon ami,

Elles sont les plaies de l'humanité.

Si un jour tu as trop mal à l'âme

Et que ton chemin est jonché d'épines,

Laisse donc couler tes larmes,

Pleure un bon coup mon gars, fait le vide.

Pleure mais relève ton front et repars

En songeant que chaque jour est un défi

Et si tu reprends aussitôt la bagarre

C'est que tu deviens un homme, petit.   (Pierrou du Cantal)

 

Je ne sais comment vous remercier Pierrou, vous écrivez tellement mieux que moi!...

Par Petite Jeanne - Publié dans : Textes divers - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 06:40

(Suite de l'article de la semaine dernière) …


Petite-Jeanne, venant de relire l'histoire de votre enfance et de votre jeunesse, j'ai éprouvé le besoin d'ajouter quelques commentaires à ceux que j'ai déjà fait.

Il ne faisait pas bon dans nos campagnes, à l'époque de notre jeunesse, c'est à dire il y a une soixantaine d'années, de devoir aller gagner sa vie "chez les autres", comme l'on disait chez nous.

Vos frères, dont vous me parliez dans votre mail, ont sans doute, comme moi, été loués dans les fermes très jeunes. Il y avait bien quelques bonnes places dans les fermes, mais aussi des mauvaises.

En général l'ouvrier agricole ne bénéficiait pas d'une grande considération. Il accomplissait les travaux les plus pénibles et était souvent mal payé. Et les journées, surtout à la belle saison, étaient interminables.

Les filles des familles déshéritées qui, en grandissant, devenaient des "servantes" de ferme étaient plus exposées que les garçons, car chez nous aussi il y avait aussi des Léo. Et de tout poil.

Devenir fille-mère c'était hériter d'un lourd fardeau, moral surtout, généré par la bêtise et la lâcheté. Quant à l'enfant "le bâtard", comme se plaisait à ricaner les imbéciles, il n'était pas mieux loti. La connerie, mère de toutes les haines, a toujours été sans limites.

On ne peut pas raconter à n'importe qui ce qu'à été notre jeunesse, nous les enfants de familles nombreuses et pauvres de cette époque, sous peine de voir poindre une lueur d'incrédulité dans le regard de notre interlocuteur, même chez des personnes de notre âge qui n'ont pas vécu à la campagne. J'en ai fait l'expérience.

Puisque vous avez parlé de la pâtée préparée pour le cochon, je vais vous raconter une petite histoire. J'avais 16 ou 17 ans et étais placé en qualité de bouvier (ouvrier agricole) dans une ferme dont le patron, un homme de haute taille et très autoritaire, m'impressionnait, me terrorisait presque. Il ne m'adressait la parole que pour me commander ou me faire quelque observation. Malgré tous mes efforts pour bien faire, je n'avais jamais droit au moindre mot d'encouragement. Même à table son comportement ne variait pas. Il était assis en face de moi et sa façon de me regarder me gênait à un tel point que je me levais de table avec la faim. J'avais pourtant un appétit d'enfer.

De temps à autre mes patrons me commandaient de préparer la pâtée du cochon. Cela se passait dans un cabanon situé près du bâtiment principal de la ferme. Dans un grand récipient en fonte sous lequel je faisais du feu, cuisaient des grains de blé et des pommes de terre. J'attendais avec impatience que le tout soit cuit à point et me régalais avec des tubercules. A l'abri du regard de mes employeurs, j'en mangeais à satiété. Je recommande à ceux qui n'ont jamais goûté à ce mets de le faire. Le grain donne à la pomme de terre une saveur exquise. Cette pâtée n'avait certainement rien à voir avec celle que vous offriez à votre cochon.

Je ne terminai pas la deuxième année dans la ferme dont je viens de parler. Un jour le patron fit déborder le vase en me laissant entendre que les boeufs avec lesquels je labourais étaient plus importants que moi. Grâce à mes plaintes réitérées auprès de mes parents et des renseignements qu'ils avaient recueillis, je pus enfin quitter cet employeur.

Voilà Petite Jeanne, je pourrais de la sorte corroborer la plupart de vos dires (nos pays d'origine ne sont pas si éloignés l'un de l'autre) et y ajouter des anecdotes. Vous avez très bien fait de raconter ce que vous avez vécu, d'autant que vous le racontez bien. Ne soyez pas complexée par vos fautes de français et d'orthographe, car tout le monde en fait plus ou moins. Nos connaissances nous permettent de faire honneur au certif et à ceux qui nous l'ont fait obtenir. L'on aurait jamais dû supprimer ce diplôme auquel il fallait redonner la "consistance" voulue par Jules Ferry.

Ne soyez pas gênée d'avoir parlé de vos blessures car ce sont les vôtres. Nous en avons tous plus ou moins et n'avons pas toujours le courage de les montrer. Et si l'écriture vous aide à guérir, tant mieux.

Votre mère vous aimait certainement autant que ses autres enfants, mais les charges qui pesaient sur elle "écrasaient" ce sentiment universel. Sans doute qu'au fond d'elle-même en souffrait-elle beaucoup, comme vous avez souffert de l'affrontement de sentiments contradictoires.

Puissiez-vous un jour déposer définitivement le fardeau constitué des séquelles de ce conflit.

N'avez-vous jamais pensé à faire publier vos textes sous forme de Mémoires?

Pour terminer, je vous livre l'un de mes poèmes intitulé "A MON AMI LE BOUVIER" que j'ai écrit en hommage à ceux qui autrefois ont partagé mon labeur. Cela a été plus ou moins fait pour toutes sortes de travailleurs, mais je ne me rappelle pas avoir lu quelque chose à propos de l'ouvrier agricole. 

 

A MON AMI LE BOUVIER

Sous le soleil ou dans la froidure,

Avec ses mains rugueuses et cornées

La tâche du bouvier était rude

Et longues ses journées.

Ses boeufs, des Aubrac à la robe fauve

Ou bien des Salers au pela acajou

Étaient, dès que brillait l'aurore,

Ses compagnons unis sous le joug.

Quand avril sur la vaste planèze

Répandait enfin lumière et douceur

Et que l'épaisse couche de neige

S'était réfugiée sur les hauteurs,

Le bouvier retournait la terre

Arrachée au volcan par l'érosion;

Le soc raclait souvent la pierre

Et des bêtes faisait trembler le front;

L'alouette se perdait dans les cieux

En jetant ses notes aux quatre vents;

La sueur perlait au flancs des boeufs

Et le sillon était droit et luisant.

Quand le soleil allait se coucher,

Le bouvier abandonnait l'ouvrage,

A la ferme lentement il rentrait

Aussi fourbu que son attelage.

 

Avec ces modestes phrases

Et avant que mon chemin s'achève

J'ai voulu te rendre hommage,

Bouvier mon compagnon de naguère.

Mes mains comme les tiennes

Par le manche de l'outil sont déformées,

Mon dos et mes hanches se souviennent

De la faux qu'il fallait de l'aube au soir pousser.

NB: En Auvergne, une planèze est un plateau de lave sur lequel les millénaires ont répandu de la bonne terre. Dans mon texte, il s'agit de la Planèze de Saint-Flour. (Pierrou de Cantal)

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à suivre...

Par Petite Jeanne - Publié dans : Textes divers - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 05:15

   Merci à vous tous, famille, amis et amis blogonautes d'avoir suivi cette deuxième histoire vraie, merci pour vos nombreux témoignages d'amitié.

Parmi vous, inconnus de la toile, certain on reconnu leur propre histoire vécue dans les année 40 ou 50. Cette France rurale où les familles étaient le plus souvent nombreuses, certains parents étaient contraints de «placer» leurs enfants dans d'autres fermes où leur seul salaire était la nourriture. 

Parmis vous, j'ai retenu les messages ici de Pierrou, un homme né dans le Cantal, voici son démoignage, il sera suivi des trois poèmes qu'il m'a adressé: 

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  Petite Jeanne,

   A présent que je vous connais mieux je me permets de vous appeler ainsi. Hier le hasard m'a amené sur votre site. Je me suis naturellement tout d'abord intéressé à Les Ternes. Je vous ai adressé un mot auquel vous avez eu la gentillesse de répondre. Puis l'heure d'arrêter l'ordinateur est venue, mais je me suis promis de revenir vers vous dès que possible. Je l'ai fait ce matin de bonne heure et y suis resté jusqu'au moment de rédiger ce texte.

   J'ai lu vos nombreux écrits et certains passages m'ont arraché des larmes car, voyez-vous, j'ai eu à peu près la même jeunesse que vous.

   Comme vous le savez je suis originaire du Cantal, de la région de St Flour plus précisément. Né en 1936 et l'aîné des sept enfants d'une famille pauvre, dès l'âge de huit ans j'ai été, durant la belle saison, placé dans les fermes pour la garde du troupeau. Cela faisait une bouche de moins à nourrir à la maison. Je quittais l'école avant les autres et y revenait à la Toussaint. A l'époque les contrôles de l'administration au sujet de la fréquentation scolaire n'étaient guère rigoureux.

   Lorsque j'eus obtenu mon certif, je passai la majeure partie de l'année dans les fermes. A 16 ans je devins bouvier, autrement dit je travaillai comme un homme. Très dur.

   J'avais 18 ans lorsque notre mère usée par les grossesses, le labeur et la maladie, mais aussi à cause de l'inconscience ou de l'incompétence de médecins, nous quitta pour toujours laissant derrière elle un gouffre de détresse.

   Puis il y eut le service militaire (très long) assorti d'un séjour en Algérie durant les évènements qui précédèrent l'indépendance de ce pays.

   Jusque là la vie, pour moi, n'avait pas été rose, loin s'en faut, mais cela continua. L'expliquer ici serait trop long.

   En tout cas, je suis tout de même arrivé à 75 berges et celui qui me dira que sous le ciel de France la raison du plus fort n'est plus la meilleure me fera, selon mon humeur du moment, éclater de rire ou bien mettre en colère.

 

   Bravo pour votre travail d'écriture et, si vous le pouvez, voyagez encore, vous en ramenez de si belles photos.

Pierrou du Cantal

 

 HYMNE  A  LA  VIE

Malgré le temps qui passe,

Malgré la fuite des jours

Chante et jamais ne te lasse.

Chante, chante encor et toujours.

 

Chante le jour naissant,

Le soleil source de vie,

Le ciel du soir flamboyant

Où Vénus la première luit.

 

Chante comme l’oiseau libre,

Comme le rossignol joyeux,

Joint ton chant à ses trilles

Qui sont une prière aux cieux.

 

Chante la rose qui embaume

Au passage du doux zéphyr

Et la lumière qui abonde

Sous un ciel de saphir.

 

Chante la moisson qui se dore,

Les épis qui s’inclinent,

L’alouette qui grisolle

Dans l’azur d’un matin sublime.

 

Chante la vie, chante l’espoir,

Chante la paix sur la terre,

La fin des luttes barbares,

Des souffrances et des misères.

Chante, chante encor et toujours. (Pierrou du Cantal).

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à suivre...

Par Petite Jeanne - Publié dans : Textes divers - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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